Le bon grain
Choisir le grain
Réparer, affûter, finir, polir : quel numéro prendre, et le tableau JIS, FEPA et microns.
Choisir son grainLa pierre est l'outil le plus précis pour affûter un couteau. Encore faut-il choisir le bon grain, la préparer correctement et l'entretenir pour qu'elle reste plane.
En bref
Le chiffre indique la finesse de l'abrasif : plus il est élevé, plus les grains sont fins. Le fabricant japonais Naniwa donne ces repères pour les couteaux :
| Grain | Usage |
|---|---|
| 120 à 400 | Réparer un tranchant ébréché |
| 800 à 2000 | Affûter un couteau émoussé |
| 3000 à 5000 | Affiner le fil (finition) |
| 8000 et plus | Polir (super-finition), facultatif pour un usage courant |
Les plages bougent un peu d'un fabricant à l'autre : le japonais Suehiro classe la finition de 2000 à 6000, et une édition plus récente du catalogue Naniwa la fait commencer à 2000. Tous s'accordent en revanche sur le polissage, qui commence vers 8000 (Suehiro, Naniwa, Norton).
On commence par le grain le plus gros nécessaire, puis on passe au plus fin, sans sauter d'étape.
Le guide complet, avec le grain selon l'état de la lame, le tableau JIS, FEPA et microns et le mythe des « grains au cm² » : quel grain choisir pour sa pierre.
Les pierres japonaises affichent en général la norme japonaise JIS, les abrasifs européens la norme FEPA. À numéro égal, le grain japonais est plus gros : un grain JIS #1000 mesure environ 11 à 16 microns selon l'édition de la norme, contre environ 4,5 microns pour un grain FEPA F1000 (tableaux des fabricants d'abrasifs Washington Mills, Resonac, Zische et Fuchioka).
Deux pierres « 1000 » ne se valent donc pas forcément. Pour comparer, regardez la taille des grains en microns quand le fabricant l'indique. La correspondance numéro par numéro est dans le tableau JIS, FEPA et microns.
Pour un couteau de cuisine utilisé à la maison, une pierre moyenne autour de 1000 suffit : Tojiro l'écrit, et Shapton conseille sa pierre 1500 si l'on n'en prend qu'une. Pour aller plus loin, ajoutez une pierre de finition : Shapton recommande le duo 1000 et 5000, Naniwa une pierre moyenne puis une pierre de finition. Les pierres mixtes, avec un grain sur chaque face, répondent à ce besoin. Le gros grain ne devient utile qu'en cas d'ébréchure.
Ce sont les plus répandues pour les couteaux de cuisine. Elles s'utilisent mouillées : certaines se trempent, d'autres s'aspergent simplement en surface (« splash and go »). Leur liant, assez tendre, coupe vite mais s'use : il faut les dresser régulièrement. Familles japonaises, plages de grains et temps de trempage selon chaque fabricant : voir quelle pierre japonaise choisir.
Elles sont soit naturelles, comme l'Arkansas, une novaculite (un quartz très fin extrait aux États-Unis), soit synthétiques : chez Norton, les pierres India sont en oxyde d'aluminium et les Crystolon en carbure de silicium. Les fabricants recommandent de les utiliser avec une huile d'affûtage : elle retient la limaille et l'empêche de boucher les pores de la pierre. Le plus sûr est d'utiliser le lubrifiant indiqué par le fabricant de votre pierre. Le distributeur d'outils Dictum conseille aussi de ne pas mélanger pierres à huile et pierres à eau, l'huile réduisant l'effet de ces dernières.
Une plaque de support est recouverte de grains de diamant industriel. Très dures, elles s'utilisent à sec ou à l'eau, sans huile, selon DMT et Lansky. Ce sont aussi les outils que Kyocera et Kai conseillent pour les couteaux en céramique, sur lesquels une pierre ordinaire ne mord pas.
À force de servir, une pierre à eau se creuse en son centre, et la lame ne la touche plus de façon régulière. Shapton recommande de la remettre à plat avec une plaque de dressage, idéalement à chaque séance. Les fabricants proposent des pierres ou plaques prévues pour ça (Naniwa, la gamme Diaflat de DMT). DMT précise que ses plaques diamantées ordinaires ne sont pas faites pour dresser une pierre. Pour savoir quand elle est de nouveau plane, la méthode du crayon est décrite à l'étape 10 du pas-à-pas à la pierre.
Cela dépend de l'état de la lame. Le fabricant japonais Naniwa donne ces repères : 120 à 400 pour réparer une ébréchure, 800 à 2000 pour affûter un couteau émoussé, 3000 à 5000 pour affiner le fil, 8000 et plus pour polir. Le détail : quel grain choisir.
Une pierre moyenne autour de 1000 suffit pour un couteau de cuisine, selon Tojiro ; Shapton conseille sa 1500 si l'on n'en prend qu'une. Pour aller plus loin, une pierre mixte associe un grain moyen et un grain de finition. Les gammes japonaises : quelle pierre japonaise choisir.
Pour les couteaux de cuisine, la pierre à eau est la plus répandue : elle coupe vite mais s'use, et se dresse régulièrement. La pierre à huile, naturelle comme l'Arkansas ou synthétique, s'utilise avec une huile d'affûtage. Le distributeur Dictum conseille de ne pas mélanger les deux. Voir eau, huile ou diamant.
Pour débuter, synthétique : sa qualité est régulière, et son grain est indiqué, note l'enseigne japonaise DCM. Chaque pierre naturelle est unique ; on s'en sert surtout pour la finition, et les plus réputées viennent de Kyoto. Voir la pierre japonaise.
Cela dépend du modèle : suivez la notice. Shapton ne fait tremper ses pierres qu'à la première utilisation ; chez Naniwa, cela va de « pas de trempage » à 5 à 20 minutes selon la gamme. Les plaques diamantées s'utilisent à sec ou à l'eau. Les gammes japonaises une par une : la pierre japonaise.
Non. À numéro égal, le grain de la norme japonaise JIS est plus gros que celui de la norme européenne FEPA : environ 11 à 16 microns pour un JIS #1000, contre 4,5 microns pour un F1000. La correspondance : le tableau JIS, FEPA et microns.
Mouillez-la selon la notice, calez-la sur un support qui ne glisse pas, tenez l'angle de votre couteau et affûtez jusqu'à sentir le morfil, puis retirez-le. Le geste en dix étapes : aiguiser un couteau à la pierre.
Sources consultées en novembre 2026 :
Le bon grain
Réparer, affûter, finir, polir : quel numéro prendre, et le tableau JIS, FEPA et microns.
Choisir son grainPasser à la pratique
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